SNU - Les jeunes n'ont pas besoin d'obligations à s'engager pour être de bon•nes citoyen•nes

"Ils ont fait une soirée et ils ont réveillé tout le monde avec une alarme incendie. Ils ont jeté des fumigènes et ont simulé une fusillade". Les témoignages dans la presse sont nombreux.

Un encadrant précise que plusieurs jeunes ont "perdu connaissance", d'autres "ont fait des malaises et crises de panique".

Selon Angélique, une fille de sa chambre a même fait "une crise d'épilepsie». Les jeunes auraient aussi subi des humiliations d'un cadre. "Il faisait peur à tout le monde", affirme Antoine.* (source)


Voilà la triste réalité de ce qui avait été vendu par le gouvernement et présenté par le président de la république comme « une école de la fraternité », ou « un moment de cohésion visant à recréer le socle d’un creuset républicain et transmettant le goût de l’engagement ».


Ça ne faisait aucun doute, l’expérimentation du Service National Universel dans 13 départements ce mois-ci, a confirmé nos inquiétudes. Ce dispositif est un échec.

Son programme d’activités ne relève en effet pas de l’éducation populaire et rencontre un accueil plus que mitigé de la part des représentants de la jeunesse qui alertent sur le décalage complet qui existe entre les attentes de la jeunesse et les propositions du gouvernement.


En même temps, qui pouvait croire que chanter quotidiennement la marseillaise, participer tous les matins à la levée du drapeau, et porter un uniforme pouvait donner le gout de l’engagement et initier la jeunesse à la citoyenneté ?


Les jeunes parisiennes et Parisiens n’ont pas besoin d’une obligation à s’engager pour être de bonnes citoyennes et de bons citoyens.

Ils et elles l’ont démontré à plusieurs reprises par leur engagement lors des mobilisations pour le climat, contre les réformes de l’éducation nationale ou au quotidien dans des associations.

Le gouvernement souhaite susciter l’adhésion mais cette marche forcée vers l’engagement apparaît surtout comme une mesure coûteuse et inutile. Le coût exorbitant (au moins 1.5 milliards d’€) que représente la mise en place de ce projet militaire est injustifiable, alors que la somme investie pourrait être fléchée en faveur de l’éducation nationale ou des structures d’éducation populaire.


Car non, nous le répétons, le Service National Universel ne relève pas de l’éducation populaire, comme cela nous était présenté, mais bien comme une volonté de militarisation de l’éducation.

Le « brassage social express » proposé par le gouvernement ne saurait être réellement efficace, seul un travail de rencontre sur le long terme, permettrait de réaliser un tel objectif.


Nous proposons donc que la Ville de Paris renforce son engagement dans l’accompagnement réel et approfondi des organismes d’éducation populaire aujourd’hui en grandes difficultés et assure n’apporter aucun appui financier ni de soutien à ce dispositif gouvernemental.





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