Retour sur le Conseil de Paris des 23 et 24 juillet 2020


Le premier Conseil de Paris de cette nouvelle mandature était consacré à l'adoption du budget supplémentaire de la Ville ainsi qu'à de nombreuses mesures nécessaires pour répondre aux conséquences de la crise que nous traversons et pour préparer une rentrée qui s'annonce riche d’innombrables défis.


Notre groupe y a défendu ses priorités, parmi lesquelles une très forte attention portée à l’École, durement touchée par la crise, et une préoccupation toute particulière pour la culture et les pratiques artistiques amateurs.


Surtout, Nathalie Maquoi a alerté sur la nécessité d'interpeller l’État au sujet de la capacité d'agir de la Ville de Paris, et plus globalement des collectivité territoriales pour faire face à la crise et aux défis à venir. Pour ce faire, la contractualisation avec l’État qui arrive à terme en fin d'année devra faire l'objet d'un bilan et être interrogée.



Les deux sujets prioritaires sur lesquels nous avons souhaité intervenir faisaient l'objet de vœux et d'amendements auxquels nous avons associé les groupes l’Écologie pour Paris et Communiste et citoyen :


  • Le premier visait à permettre l'équipement informatique des familles précaires, en particulier la fourniture de clés 4G à celles qui ne peuvent supporter le coût d'un abonnement internet. Les dispositifs déjà initiés par la Ville de Paris et par le Groupement d'intérêt économique Réussite Éducative seront réorientés en ce sens suite à la discussion de ce vœu, afin que le manque d'équipement des familles ne soit jamais un obstacle au suivi des cours par leurs enfants.



  • Le second avait pour objet de renforcer le soutien et la promotion des pratiques artistiques amateurs. Elles sont la culture de proximité, celle du lien social, celle qui se déploie dans les quartiers populaires. Elles sont portées à Paris par l'établissement si singulier qu'est la MPAA (maison des pratiques artistiques amateurs), lequel mène des projets de territoire dans différents quartiers de la ville, en faisant jouer, danser ou chanter les habitant.e.s et interrogeant leurs vies et les enjeux du quartier (urbanistique, éducatifs, sociaux...).




Ce Conseil était encore marqué par plusieurs communications et délibérations marquantes :

  • Une Communication sur le Fond de Solidarité pour le Logement, un outil mis en place par la Ville et constituant un élément indispensable de solidarité et de lutte contre l'exclusion.


  • Une Communication sur la création de la Foncière du logement abordable, permettant la production de logements intermédiaires pour les familles qui ne peuvent se loger dans le parc locatif privé.


Enfin, ce Conseil était l'occasion de poser le cadre de la Convention citoyenne pour la révision du Plan Local d'Urbanisme de la Ville.

Conscient.e.s des enjeux de cette révision devant conduire à l'adoption du premier PLU Bioclimatique, et convaincu.e.s de la pertinence de la co-construction plutôt que de la simple consultation, notre groupe a rappelé son attachement à la participation et à l'expertise citoyenne.

En ce sens, nous proposons de permettre la formation et l'implication des parisien.ne.s grâce à l'utilisation d'un lieu-ressource - le pavillon de l'Arsenal - et à l'expérimentation de lieux de concertation fixes ou mobiles au cœur des quartiers populaires.

Ce dernier point, dans la tradition à laquelle nous sommes attachés de l'urbanisme humaniste, permet d'intégrer l'approche sensible et l'observation fine des usages d'un lieu, d'un quartier ou d'une rue. Ainsi l'urbanisme, souvent perçu à tort comme un sujet d’experts, replace les habitant.e.s au centre de l'expérience de la Ville.




En prime, nos adjoint.e.s, Sandrine Charnoz, Léa Filoche et Frédéric Hocquard ont été amené à répondre à plusieurs interpellations et à rapporter des délibérations relevant de leurs délégations.


Léa Filoche eut notamment à répondre à un vœu présenté par... Nathalie Maquoi, et relatif à la hausse du coût pour la Ville de Paris de l'allocation du Revenu de Solidarité Active, conséquence directe de l'augmentation de nombre de demandeurs résultant de la crise. Si cette hausse est compréhensible au vu du contexte, c'est l'absence de suivi de l’État qui est problématique dès lors qu'il est celui qui a transféré cette compétence aux départements et que tout transfert de responsabilité s'accompagne d'un transfert de moyens.


Retrouvez le vœu présenté par Nathalie Maquoi et la réponse de Léa Filoche :


Comme à chaque Conseil, une Question d'Actualité a été formulée par notre groupe.

Nous avons choisi d'interpeller l’État, par le biais du Préfet qui a ici plusieurs casquettes, sur l'accueil des migrants et en particulier sur la situation des jeunes isolé.e.s qui sont dans l'attente de reconnaissance de leur minorité.

Cette question est plus que jamais d'actualité dès lors qu'un campement de jeunes isolé.e.s est installé depuis le 29 juin au cœur de Paris dans le Square Jules Ferry. Soutenu par de nombreuses associations, ce campement regroupe des jeunes en attente de résultats de leur test (NDLR : tests osseux dont la fiabilité est très fortement contestée) ou de l'issue de leur recours contre une reconnaissance de majorité. Ces derniers ne sont ni hébergé.e.s, ni protégé.e.s, ni scolarisé.e.s. Nous ne pouvons laisser cette situation durer plus longtemps. Nous demandons depuis longtemps à l’État, avec la Ville et les départements voisins, l'organisation d'une coordination associant tous les acteurs et visant à trouver une solution en vue de protéger durablement ces jeunes.  


Lorsque le Préfet Lallemand nous répond "évacuation et emploi de la force publique" nous renouvelons notre demande : coordination et protection de tous et toutes.

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