Pic de pollution : l’État et la Région face à leurs responsabilités




Le groupe des élu·e·s Génération·s au Conseil de Paris réclame la mise en place automatique et immédiate du grand contournement de la zone dense par les poids lourds dès le déclenchement de la procédure d’information et de recommandations d’AirParif, comme le prévoit la réglementation…


Une semaine après le début de l’épisode grave de pollution que vit actuellement l’agglomération parisienne, l’État vient enfin d’accepter de mettre en place des restrictions de circulation pour les véhicules les plus polluants, dans la zone intra-A86, à partir de demain. Ce mercredi un nouveau dépassement du seuil d’information et de recommandation en matière de concentration des particules fines (PM10) dans l’air est prévu.

Alors qu’AirParif alerte depuis plusieurs jours sur les conditions météorologiques (un pic de pollution a déjà été constaté entre le 15 et le 16 février), et malgré les appels répétés de la Maire de Paris, l’attentisme et les tergiversations de l’État à mettre en place la circulation différenciée, sont révélateurs de l’écart entre les paroles et les actes en matière de protection de l’environnement et de la santé des citoyens. Dans ce contexte, la décision de la Commission européenne de faire appel de l’arrêt rendu par le tribunal de l’Union, ordonnant aux constructeurs automobiles de revoir leurs taux d’émissions de polluants à la baisse, marque un nouveau recul de la part des gouvernements européens.

La santé des Francilien·ne·s ne peut plus passer après des choix économiques qui ne leur appartiennent pas. Ce sont une nouvelle fois les plus fragiles et les plus précaires qui sont les premier·e·s touché·e·s par l’inaction de l’État, à commencer par les populations résidant à proximité des axes autoroutiers et du boulevard périphérique, ainsi que les enfants et les séniors.


Le groupe des élu·e·s Génération·s au Conseil de Paris réclame :

  • la mise en place automatique et immédiate du grand contournement de la zone dense par les poids lourds dès le déclenchement de la procédure d’information et de recommandations d’AirParif, comme le prévoit par ailleurs la réglementation.

  • la diminution des vitesses maximales et la mise en place de la circulation alternée,  dès la confirmation du pic de pollution, avec anticipation de ces mesures par les services de l’État au regard des prévisions d’AirParif.

  • La gratuité des transports en commun lors des pics de pollution, abandonnée par Valérie Pécresse et Ile-de-France Mobilités, mesure complémentaire nécessaire pour accompagner ces mesures d’urgence tout en facilitant les déplacements des habitant·e·s et travailleurs·euses.

Avec 6 600 morts prématurées supplémentaires par an en zone dense, la réduction de la pollution de l’air chronique par la mise en place des Zones à Faibles Émissions (ZFE) plébiscitées par 75% des Grand Parisien·ne·s (source : sondage COHDA pour la MGP), et l’application efficace et immédiate des mesures d’urgence en cas d’épisode de dépassement doivent être des priorités de tous les niveaux de responsabilité publique concernés, à commencer par l’État et la Région.

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